samedi 21 juillet 2018

Les sources de la Loire, à la frontière entre Méditerranée et Atlantique


Aujourd'hui, je vous emmène passer une journée sur le plateau ardéchois, plus exactement sur la ligne de partage des eaux, ligne invisible qui sépare le bassin méditerranéen du bassin atlantique. La Loire y prend sa source – au pied du Mont Gerbier de Jonc. L’été, c’est une pause fraîcheur, une eau vive qui jaillit d’un tapis de fleurs et de papillons.

Cet article s’inscrit dans le cadre du RDV mensuel des blogueurs (tout savoir sur le rdv #EnFranceAussi ) Le thème du mois frontières est proposé par Alexis du blog Le petit explorateur . Et n’oubliez pas : en fin d'article, il y a un guide à gagner !






La journée commence par l’ascension du Gerbier. Le matin, il fait encore frais sur la montagne, et on est aussi plus tranquille pour grimper. Comptez une heure trente, avec les pauses.
Le chemin démarre tout doux, dans les épilobes, les violettes, les œillets, les myrtilles, les genêts...



Puis la pente s’accentue, le minéral prend le dessus. Si le dénivelé n’est que de 150 mètres, la montée est bien raide. Des cordes et des petites marches ont été posées dans les passages difficiles. Évitez d’y grimper en tongs !



Arrivée en haut, quelle vue ! On aperçoit les Trois becs dans le Vercors, et les autres sucs du plateau, avec le Mont Mézenc. On peut voir jusqu’au Mont Blanc par temps clair. Si la ligne de partage des eaux est invisible, on peut cependant la deviner dans les paysages proches. Côté Haute-Loire, des plateaux vallonnés où la Loire coule paisiblement, côté Ardèche les reliefs déchiquetés des Boutières et des Cévennes.




Le « plateau ardéchois » est perché à 1000 mètres d’altitude. Il est ponctué de dômes recouverts de roches magmatiques, basaltes ou phonolites. Ces dômes sont appelés sucs en Ardèche. Ce sont les témoins d’une activité volcanique très ancienne, il y a environ 8 millions d’années. Le Gerbier culmine à 1551 mètres, mais le mont le plus haut de la région est le Mont Mézenc, composé de 2 sucs, dont le plus haut atteint 1754 mètres. Le Mézenc marque la frontière avec la Haute-Loire, et il est aussi sur la ligne de partage des eaux.


La descente s’effectue prudemment, bien accrochée aux cordes pour ne pas glisser. C’est plus physique qu’une simple randonnée, et mes épaules s’en ressentiront le lendemain…











Pour continuer, direction le chemin des sources. Cet itinéraire balisé permet de découvrir les 3 sources de la Loire : l’authentique, la géographique et la véritable. Un moyen qu’a trouvé l’office de tourisme de mettre tout le monde d’accord ?! Je vous laisse vous repérer avec le panneau.

Cette boucle bien agréable, descend dans la forêt, traverse des prairies et remonte sur les bords de la Loire, à nouveau dans la forêt. Le tout en douceur, sur 3 Km. A ne pas rater : des papillons, des libellules, des fleurs, tout un petit monde à découvrir, seul ou en visite accompagnée, tous les jours à 14h.

 





Au retour, allez voir la toute nouvelle maison du site. Il aura fallu bien des années pour que le Gerbier bénéficie d’un aménagement suffisant pour endiguer et accueillir le flot de visiteurs - nombreux en été. Mais cela valait la peine d’attendre ! Les voitures, les camping-cars et les motos ont trouvé leur place, les piétons circulent en paix, et les commerçants sont abrités dans de petits chalets. L’accès au site est de nouveau gratuit. Et, myrtille sur le gâteau, une maison du site a ouvert. Vous y trouverez des cartes et des renseignements, une magnifique exposition sous forme d’animations vidéo, une librairie, ainsi qu’un service de location de vélos électriques.



Si vous avez suivi les deux itinéraires, il est maintenant l’heure de déjeuner. Quelques tables de pique-nique dans un écrin de verdure se trouvent au pied du Gerbier – en direction des Estables. Sinon, plusieurs auberges sont ouvertes en été, et même en hiver puisque le site est aussi une zone nordique où l’on peut pratiquer le ski de randonnée et les raquettes. Tartes aux myrtilles, omelettes aux cèpes, mais aussi bombines, criques, maouche… sont au menu.

L’après-midi, au choix, on peut descendre se baigner au lac de Saint Martial, ou continuer un peu plus loin sur le plateau pour atteindre le lac d’Issarlès, aux eaux claires. Les deux sont des lacs aménagés dans un cratère de volcan. 

De beaux villages offrent des balades agréables pour découvrir un peu plus la région : Sainte-Eulalie, Sagnes et Goudoulet, Le Béage, Issarlès, les Estables… Et pourquoi ne pas y rester un peu plus longtemps ? Un site pour préparer son séjour


On l’a dit, la ligne de partage des eaux est une ligne invisible. Mais depuis 2017, c’est aussi un parcours artistique, mis en place par le parc naturel régional des Monts d’Ardèche. Six œuvres à ciel ouvert composent ce parcours de 100 km, de nombreuses animations sont proposées. Toutes les infos sur le site dédié www.lepartagedeseaux.fr

Et pour en savoir plus sur le volcanisme : le site du Geopark 


Les RDV incontournables du mois d’août : le marché de la myrtille, à Mézilhac, le 4 août et le festival de cerfs-volants, le 5 à Lachamp Raphael - voir ici les chatouilleurs d'ange 2017

Bonne balade ! et place au jeu :

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Le tirage au sort aura lieu le 31 juillet 2018.

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